5 conseils pour bien démarrer

Vous avez toujours rêvé d’écrire votre livre, sans jamais être parvenu à sauter le pas ? Et si le fait de ne pas savoir comment s’y prendre était un frein à votre passion dévorante pour l’écriture ? Étant à mon quatrième ouvrage terminé, je vous propose de vous révéler ma méthode de travail.
Évidemment, elle n’est peut-être pas appropriée à tous. Ce qui plaît à l’un peut ne pas plaire à l’autre. Mais cela vous donnera au moins un avant-goût du travail de rédaction d’un livre. Pour moi, ce sont des étapes incontournables. Et j’espère que mes idées vous permettront de vous envoler vers la liberté que pourra vous offrir l’écriture.

1 : Organiser ses idées

J’ai des idées qui viennent, qui partent, mais je n’arrive pas à trouver un sens à tout ça. Je ne sais pas où ces idées vont me mener. Je trouve que mes idées sont nulles.

Alors je vous arrête tout de suite ! La phase d’élaboration du projet est (presque) toujours brouillon. C’est souvent une étape qui bloque l’auteur car il ne sait pas comment amener ses idées. Cela peut entraîner une grande dévalorisation de soi. IL NE FAUT PAS ! C’est normal que cela soit brouillon. Cette étape relève, pour moi, d’une grande organisation.

Si vous n’avez toujours pas un petit carnet de note « écriture », il est temps d’investir. Dans cela et dans un stylo à bille aussi ! (ou à plume si cela vous convient mieux !)

Le tout est de noter toutes les idées qui vous viennent, dans n’importe quel sens. Cela servira de « boîte à malice » pour la suite. Car, quand on écrit, toutes les idées ne sont pas réutilisées et parfois on peut être confronté au syndrome de la page blanche. Mes différentes astuces vont (je l’espère) pouvoir vous permettre de pallier ce problème. Alors notez tout, aucune idée n’est nulle et surtout, toutes peuvent être réutilisables.

2 : Élaborer l’univers et les biographies des personnages

Lorsqu’on écrit de la SFFF (science-fiction, fantasy, fantastique), cette préparation est pour moi l’étape la plus importante dans l’élaboration de votre projet. Je n’ai jamais écrit d’autre style en littérature, mais je pense que cette étape peut être utile pour tous les genres littéraires, ou du moins réadaptée selon le style choisi.

En quoi cela consiste ? En réalité, c’est simple. Enfin, « simple »… Disons que c’est la phase expérimentale. On commence par des recherches (Google est mon ami, mais il existe également plein de sites qui pourront vous aider dans votre élaboration), pour construire l’univers de votre histoire. Si c’est un livre sur les vampires, vu qu’il en existe de toutes sortes, ce sera de faire des recherches pour découvrir quelles sortes de vampires existent déjà, qu’est-ce qui peut être inventé, ou alors repris de manière plus originale. La phase recherche vous permettra d’être calé sur votre sujet. Et cela vous sera d’une grande aide pour construire votre univers. Autre exemple, si vous comptez parler de l’usage de la drogue, cela pourrait être des recherches sur les différentes sortes de drogues et leurs effets à court, moyen et long terme (je parle de cela parce que j’ai dû faire des recherches sur le sujet récemment). Je trouve que cette méthode permet également de donner plus de profondeur à votre histoire, car si vous êtes calé sur votre sujet, vous pourrez user de définitions, de faits, et cela prouvera l‘investissement que vous avez mis dans votre projet.

Cette étape est également essentielle pour choisir où se déroulera votre histoire. Sur Terre ? En France ? Aux États-Unis ? Dans l’espace ? Ou carrément sur une autre planète ou même dans un univers parallèle ? Encore une fois, votre carnet de notes sera votre meilleur ami car vous noterez tous les résultats trouvés qui vous intéressent.

Vous construirez ensuite vos personnages. Certains font des « fiches persos » avec les caractéristiques des protagonistes. Pour moi, ce n’est pas une méthode qui fonctionne car je trouve que cela ne permet pas d’amener suffisamment de profondeur à mes personnages principaux. Alors qu’une biographie bien élaborée… Et bien, tout simplement, la biographie est la rédaction du vécu de vos personnages, elle permet de leur élaborer une réelle psychologie ! En fonction de ce qu’ils ont vécu, ils n’auront pas le même comportement. Leurs réactions seront donc uniques. De plus, cela pourra être ajouté dans la fameuse « boîte à malice » dont je vous reparlerai par la suite.

Mais je tiens à ajouter que certains auteurs rédigent leurs histoires avec des fiches personnages et que pour eux cela fonctionne très bien ! C’est à chacun de trouver sa méthode de travail avec laquelle il se sentira le plus à l’aise.

3 : Rédiger un plan

Pour quoi faire ? Et bien, justement pour élaborer votre « boîte à malice » (oui encore elle !), afin qu’elle soit la plus complète possible au moment où vous commencerez enfin à rédiger. Mais oui, je vous l’avais dit, la préparation est très importante dans la construction de votre histoire. Il y a plusieurs styles d’auteurs, ceux qui ne préparent rien et arrivent à écrire tout un livre sans préparation, ceux qui font des plans très élaborés chapitre par chapitre. Et enfin, il y a ceux dont je fais partie, qui écrivent un plan succint. Cela permet juste d’avoir une ligne de conduite et de ne pas se laisser embarquer dans tous les sens. Parce que le problème quand on écrit, c’est qu’on risque de se perdre en chemin. Cela peut parfois permettre d’obtenir des rendus très intéressants (je me suis moi-même parfois éloignée de mon plan tout en étant très contente du résultat), mais cela peut aussi vous faire vous casser la figure !

Et oui, parce qu’à trop vouloir écrire dans tous les sens, on peut perdre le fil de l’histoire et ne plus être capable de la terminer à cause de ça. Avec un plan, même peu élaboré, cela permet d’avoir un fil conducteur. Lorsqu’on se perd, on le regarde et on se remet sur les rails.

Comment est-ce que je rédige mon plan ?


C’est simple. Je jette les idées de ce que j’aimerais voir apparaître dans mon histoire, que j’essaie de mettre dans l’ordre. Je laisse toujours de l’espace entre deux idées, au cas où une autre idée me serait venue par la suite. Et je remplis ainsi mon petit plan. Cela me permet d’avoir une ligne directrice et de garder en mémoire les idées importantes que vous auriez pu avoir pour le livre. Bien sûr, son écriture n’a rien de définitif, rien ne vous empêche de rajouter d’autres idées au fur et à mesure de votre écriture. C’est à vous de décider de quelle taille de plan vous avez besoin.

L’avantage du plan peu élaboré, c’est que ça laisse tout de même beaucoup de place à l’imaginaire, si jamais vous avez des idées qui vous parviennent en cours de route, et de vous offrir parfois de belles surprises. Même si je comprends ceux qui ont besoin d’avoir un plan détaillé. Honnêtement, j’en ai déjà rédigé un pour voir ce que cela donnerait et ça ne m’a servi strictement à rien. Je ne suis pas assez disciplinée pour pouvoir suivre ainsi un plan à la lettre. Mes plans ne font pas plus d’une page A4 recto manuscrite. La raison ? C’est que j’ai tellement d’imagination que si j’écris plus alors cela fera soit un très gros livre, soit une saga. Ce qui est souvent mon cas. Je n’ai pas encore trouvé la méthode pour écrire un seul ouvrage avec un programme d’écriture aussi élaboré.

Après, il faut savoir que ce qui est bon pour l’un, n’est pas forcément bon pour l’autre. Ceci est ma méthode, mais vous pouvez tout à fait l’adapter à votre manière d’écrire.

4 : La rédaction

Enfin ! On y vient !

Pour ma part, je commence toujours la rédaction par un prologue qui me permet de présenter l’univers que j’ai créé, afin de ne pas perdre le lecteur dès les premières lignes.
Ce que je peux vous conseiller pour la rédaction c’est :

  • Ne pas faire des phrases trop longues (c’est souvent lourd à lire et empêche la fluidité de l’écriture)
  • Une phrase, une idée (toujours dans le même objectif)
  • Ne pas utiliser plus de trois adjectifs qualificatifs par phrase (même raison)
  • Servez vous des biographies et de vos recherches pour donner de la profondeur à vos personnages en racontant leur passé et en décrivant leurs réactions sur un aspect psychologique et en ajoutant des descriptions de l’environnement que vous avez créé (je vous assure ça paie !)
  • Faire attention à l’orthographe, à la grammaire, etc.

Mais ça vous vous en seriez douté, pas de panique ! Si vous n’êtes pas doués pour cela, il existe toujours des correcteurs professionnels qui vous permettront d’atteindre votre but. Audrey Briant est très compétente. Tout comme Cindy Lefranc, elle est ma bêta depuis plusieurs mois et ses conseils me sont vraiment précieux.

Selon votre style, vous pourrez choisir d’écrire à la première ou à la troisième personne, au passé comme au présent. Cela ne tient qu’à vous. Cependant, lorsque vous faites un choix, il faut savoir s’y tenir. Tout comme au nombre de points de vues.
Mais ces deux choses dépendent également du style littéraire que vous souhaitez avoir. On a tendance à retrouver dans la romance plutôt une rédaction à la première personne et au présent, avec deux, voire maximum trois points de vues.
Quant à la troisième personne et au passé, on les retrouve davantage en SFFF. Tout comme le fait que dans ce style il peut y avoir un nombre bien plus conséquent de points de vues. Pour mon premier roman j’en avais cinq, c’est vous dire ! Bien sûr cela n’est pas une règle tacite et rien n’est inéluctable. Trouvez la formule où vous vous sentez le plus à l’aise.

Cela dit, quoi que vous choisissiez, essayez avant tout de vous mettre à la place du lecteur. Il faut que votre rédaction soit la plus fluide possible et permette au lecteur de pouvoir vous lire avec plaisir. Il vaut mieux choisir d’aller au plus simple dans votre écriture, car lorsqu’on essaie d’écrire des choses trop tarabiscotées, on perd le lecteur tout simplement. Et le but est de fidéliser votre lectorat !

5 : Les choses à ne pas oublier !

La boîte à malices ! Enfin !

Alors je vous ai beaucoup parlé de ma boîte à malices, donc qu’est-ce que c’est ? C’est tout simplement ma solution (miracle ou pas ? je ne sais pas) à la page blanche.

Il arrive bien souvent au cours de l’écriture de ne plus trop savoir où on en est, où on va. On fait un blocage en se disant : « qu’est-ce que je peux bien écrire ? » Alors, plutôt que de laisser ce malaise s’installer, on ressort son petit carnet (mais si je vous en ai déjà parlé rappelez-vous !) et on relit tout ce qui a été écrit. Les notes, les bios, tout ! Et très souvent, en tout cas pour tous ceux à qui j’ai conseillé d’utiliser cette méthode, cela a permis de se débloquer et de trouver la suite de ce qu’ils allaient écrire.

Cette boîte à malices pourra être évidemment remplie également au fur et à mesure de l’écriture. Vous savez quand on se dit « oh et je ferai bien ça après ! » alors on le note et on revient dessus quand c’est le bon moment. C’est un bon fourre-tout en résumé, mais c’est super pratique !

En conclusion

Il faut que vous trouviez la méthode qui vous convient le mieux. J’espère tout de même que mes conseils vous aideront à trouver votre propre technique d’écriture. Il n’y a malheureusement pas de solution miracle, mais cette méthode je l’ai testée déjà sur moi-même, mais également sur des personnes de ma connaissance lorsqu’elles avaient besoin d’aide pour élaborer leur histoire, et elle a été approuvée ! Si si, je vous assure !
Si vous avez besoin de davantage de conseils, n’hésitez pas à me contacter via le site de La Clef d’Encre, je me ferai un plaisir de répondre à vos questions. Et si vous souhaitez un accompagnement plus personnalisé, nous pourrons vous établir un devis de nos prestations.

Article rédigé par Selina Rédac’
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